Contact Photography Festival, Toronto

A « best of » of what has been seen at Contact photography Festival. Please note that contrary to everything published by the festival, this article is in English and in French.

Les meilleurs moments de ce qui a été vu jusqu’à maintenant au Festival de la photo Contact. Veuillez noter que contrairement à tout ce qui est publié par le festival, cet article est en anglais et en français

 

 

Angela Grauerholz

Olga Korper Gallery, 17 Morrow avenue, Toronto

until June 2 / jusqu’au 2 juin

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Angela Grauerholz, Musée Carnavalet, Salle no 36, Bouthillier de Chavigny, 2018, 48″ X 68″, inkjet print on Arches paper

The famous Angela Grauerholz shows at Olga Korper Gallery a series of photographs taken in Carnavalet Museum in Paris, in theaters or other museums, in public spaces where there is no public around. Empty walls displaying the shadows, the traces of disappeared furniture or paintings, empty seats of a theater, a table of a café in Venice from which the costumers have vanished. Grauerholz recalls with nostalgia what has been, gives the feeling that she always arrives just after everything happened. This artist embraces classicism in photography. Everything is perfect, nothing has been modified numerically. The light, the perspective, the composition are elements explored normally more in painting than in photography, but this is the best asset in Grauerholz’s art. This show is understated and pleases to the eyes and to the soul as well.

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Angela Grauerholz, Musée Carnavalet, Salle no 128, Second Empire, 2018, 48″ X 68″, inkjet print on Arches paper

La grande Angela Grauerholz expose à la galerie Olga Korper en ce moment une série de photographies prises dans des théâtres ou musées, entre autres au musée Carnavalet à Paris, des lieux publics vides de tout public. Des murs dénudés portant la trace ou l’ombre de meubles, tableaux disparus, des fauteuils de théâtre vides, une table de café à Venise désertée de ses clients. Grauerholz évoque avec une certaine nostalgie ce qui a eu lieu, donne toujours l’impression d’arriver là juste après que l’action ait eu lieu. Cette artiste représente un peu le classicisme en photographie. Tout y est parfait, rien n’a été retouché au numérique. L’éclairage, la perspective, la composition sont des éléments qu’on travaille plutôt en peinture qu’en photographie, mais c’est chez Grauerholz ce qui caractérise son œuvre. Une exposition sobre et douce à l’âme autant qu’à l’œil.

 

 

Aydin Büyüktas : Flatland

Matter Gallery, 104 A – 344 Westmoreland avenue North, Toronto

jusqu’au 24 juin / until June 24

CONTACT featured exhibition

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Aydin Büyüktas, Abandoned greenhouse, 61″ X 47″ c-print 2017 from Flatland I series

Aydin Büyüktas also is an internationally renowned photographer. Contrary to Angela Grauerholz, his work is based on technology and numeric collage. He takes photos from a drone of huge lands, places. The drone goes up in the air and turns about 90 degrees from the ground. This is this curve that Büyüktas will show us. He assembles numerically hundreds of photos to give us this false perspective. The size of the prints are large enough so you feel you can enter the image, the foolish perspective, you have the impression you are the drone, a bird. These images always stun, challenge you to understand how come this stadium, this mosque, this port is curved. Aydin Büyüktas photographs the mass, the number and often the useless as in Abandoned Greenhouse, a huge lost business, dizzying both for its presentation and the meaning it takes.

Aydin Büyüktas is represented in Canada by the brilliant Matter Gallery, which challenges the somewhat self-absorbed Toronto’s art milieu by working exclusively with non-Canadian artists. A refreshing concept.

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Aydin Büyüktas, Fenerbahçe Stadium 64.6” x 48.8” c-print 2015 from Flatland I series

Aydin Büyüktas est également un photographe reconnu à l’international. Tout au contraire d’Angela Grauerholz, son travail est basé sur la technologie, la retouche numérique. Il photographie de très grandes surfaces, des lieux, à partir d’un drone. Le drone s’élève presqu’à 90 degré de la terre. Et c’est cette courbe que Büyüktas nous présente. Fait à partir de centaines de prises, toutes raboutées les unes aux autres, il nous donne à voir une terre courbe. Les formats sont importants ici, très grands ils donnent la possibilité pour la personne qui regarde de se sentir happé par la perspective trompeuse, donne l’impression d’être le drone, d’être un oiseau. L’image étonne toujours, on se demande comment il se fait que le stade, le port ou la mosquée soit courbé. Büyüktas photographie la masse, le nombre et souvent l’inutile comme dans Abandoned Greenhouse, vaste entreprise perdue, étourdissante autant par sa présentation que par le sens qu’il prend.

Büyüktas est représenté au Canada par la brillante galerie Matter qui fait le pari de ne travailler qu’avec des artistes étrangers, un concept bien rafraîchissant dans le monde un peu nombriliste de l’art à Toronto.

 

Elizabeth Zvonar : Ageless Ambiguity

Daniel Faria Gallery, 188 Saint-Helens avenue, Toronto

jusqu’au 9 juin / until June 9

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Elizabeth Zvonar, Samari, 2018, 25″ X 18″

 

In a certain way, Elizabeth Zvona is not a photographer. But her work can be shown in Contact photo festival considering she uses photos to build her art. Collage is always interesting. It is a distortion of reality that is pleasing to see. It usually makes you smile, makes you want to try to find where these images were found. The inner sense of matching unexpectedly elements from diverse sources makes the art and the artist. The good time admiring Zvona’s work tells how successful this exhibition is.

The collages of Elizabeth Zvona were scanned, and are then available in limited editions. A way to share the pleasure with more collectors. Always presenting interesting and intriguing art, Daniel Faria gallery offers once again the possibility to dream, to bring the visitor to another world.

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Elizabeth Zvonar, Storyteller, 2018, 25″ X 18″

Elizabeth Zvonar n’est pas vraiment une photographe, mais puisqu’elle utilise des photographies pour construire ses œuvres, elle peut bien faire partie du festival de photo Contact. Le collage est toujours intéressant. C’est une distorsion de la réalité agréable à voir. En général, le collage fait sourire et vous invite à trouver où les images ont été trouvées. L’art du collage se mesure au talent qu’a l’artiste à marier avec succès des éléments de sources diverses en leur donnant un nouveau sens. Le bon moment passé à admirer les œuvres de Zvonar nous fait croire qu’il s’agit ici d’une belle réussite.

Les collages de Elizabeth Zvonar ont été scannés et reproduits en éditions limitées. Une façon de partager le plaisir avec plus de collectionneurs. Présentant toujours l’intéressant et l’intriguant, la galerie Daniel Faria offre encore une fois la possibilité au visiteur de rêver, de s’évader dans un monde nouveau.

 

Rachel Burns : Until Now

General Hardware Contemporary, 1520 Queen Street West, Toronto

jusqu’au 19 mai / until May 19

CONTACT featured exhibition

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Rachel Burns, Portals, 2018, 30″ X 30″, Archival pigment print

Up to date, the most surprising show seen in Contact photo festival was at General Hardware Contemporary. The gallery representing emerging and mid-career artists just hit it with the first solo show of Rachel Burns. Remember this name, the artist just graduates from… high school and shows a tremendous maturity and a stunning virtuosity.

Based on photos taken out the family albums, this corpus shown here offers series of photos largely rework digitally in order to make abstractions, way far from the original images. Rachel Burns (already) masters the art of composition and adds just what it needs of her personal insights to give deepness and sense to attract the visitor. She also shows series of drawings made with graphite, surfaces completely covered, (non) color fields, magnetic fields.

Isn’t it stunning that within this brief tour of some exhibitions presented for the Contact photo festival, the work of a new and unknown artist is the most interesting? Once again, just believe in youth.

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Rachel Burns, Layers of Child, 2018, 36″ X 50″, Archival pigment print

Jusqu’à maintenant, la plus grande surprise et la plus belle exposition vue au festival Contact nous vient de General Hardware Contemporary. La galerie qui présente surtout des artistes en début ou milieu de carrière nous jette par terre avec cette première exposition de Rachel Burns. Retenez bien ce nom, l’artiste fraîchement graduée… de l’école secondaire présente un travail d’une étonnante maturité et d’une grande virtuosité.

Basé sur des photos soutirées aux albums de familles, le corpus présenté ici donne a voir une série de photos largement retravaillées au numérique pour en faire des abstractions, des champs de couleurs, des œuvres à des kilomètres de leur imagerie d’origine. Rachel Burns maîtrise (déjà) le sens de la composition et ajoute juste ce qu’il faut de personnel pour y donner une profondeur et une motivation qui captivera le visiteur. Elle présente également une série de dessins au graphite, des surfaces complétement recouvertes, des champs de (non) couleurs, des champs magnétiques.

N’est-il pas étonnant que dans cette brève tournée de quelques expositions présentées au festival de photographie Contact que ce soit le travail d’une nouvelle venue, inconnue qui séduise le plus? Encore une fois, misons sur la jeunesse.

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Rachel Burns, Layers of Child, 2018, 36″ X 50″, Archival pigment print

 

about the author:

Normand Babin is a professional pianist, working and living in Toronto since 2014, he also writes about arts for many years. In Montréal he was writing for his blog montréalistement, la Scena Musicale, La Recrue du Mois and others, he launched neomemoire in April 2018 where he is chief editor and author. 

web site

 

à propos de l’auteur:

Normand Babin est un pianiste professionnel, il vit et travaille à Toronto depuis 2014 et il écrit sur les arts depuis plusieurs années. À Montréal il écrivait pour son blog montrealistement, la Scena Musicale, La recrue du mois et autres, il a lancé en avril 2018 neomemoire où il agit à titre d’éditeur et d’auteur. 

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