Dusk Dances / Danses au crépuscule

la version française de trouve plus bas sur la page

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Tina Fushell, Molly Johnson, Luke Garwood in Waving is funny. Dusk Dances 2018 photo : Joseph Michael

Dusk Dances

presented in Withrow Park, Toronto

August 6 to 12 at 7pm, matinee on Sunday August 12 at 2:30pm

As you arrive at Withrow Park, the musicians play live some smooth jazz standards. The public gathers slowly to the meeting point and as they wait for the show to begin, they can learn a few steps, a slow swing. This is the 24th edition of this happening. This year, Dusk Dances were presented first in Terrebonne, a far from Montreal suburbs, and then in Hamilton, this artistic blooming little city. After Toronto, it will be presented in Barrie. The program differs a bit from one city to the other, and sometimes from one evening to the other. Unfortunately, the Toronto’s premiere was shortened by two choreographies out of five due to the damages the storms did to the ground (the dance floor) earlier that day.

After the short dance lesson, Allegra Charleston, aka the choreographer Susie Burpee, takes control of the situation, with a firm hand and a playful chat she conducts the circulation through the many playgrounds were dances occur.

Quietly sitting on a bench placed on the home plate of a mini baseball diamond, three dancers: Tina Fushell, Luke Garwood and Molly Johnson, are waiting for us. The fanfare blasts the speakers and here the little trio goes, walks on the beat and emulates the mysterious gestural of some over the top majorettes. Quite funny as the title says and fulfilling what one can expect from a show in the park. Passers-by stop, wondering what is going on. They won’t quit. The dancers wave. The choreography explores all the possibilities in the art of waving. Because it is so funny too, they bring the more than willing audience to make the big wave. Oh these guilty pleasures have no price. Their numbers ends as the dancers wave good-bye, and everyone wave back. The clownish act makes us smiling and serves as a pleasant appetizer.

Uno Dos Y Tres brings the audience into a totally different world, the world of burning hot flamenco. The music uses neither guitars nor castanets, but rhythms tapped with hands and feet, words from a poem written by Manuel Benitez Carrasco are chanted or sung a cappella. We sometimes struggle to hear every detail. This is a dusted out flamenco, freed from its folkloric and touristy aspects. The choreography sits somewhere between tradition and contemporary dance. The dancer Carmen Romero surrounded by the three musicians on this tiny stage shows strength and authority. She knows how to transmit the drama and the intensity. However, this is an art accepting no compromises and the performance left us with mixed feelings, not showing its full potential. Presented in a theater, this work would certainly take another dimension. Flamenco went successfully from dark smoke-filled bars to grand theaters, but here it suffered from the context it was presented in. On another point of view, it created some interest for the work of Carmen Romero, and we look forward to know more.

To end this shortened evening the audience was treated with a lovely and well inspired presentation. A dancer, Christopher van Riedeman, wonders around, stumbles, falls, rises again. Inspired by “solitude, mortality, ego” this choreography by Krissa Barry shown under the soft light of the end of the day, between two majestic trees is beautiful and offers some unforgettable images. Really adapted to the place it is performed, this piece is genuinely poetic. The music, a slowed by 800% but still recognizable version of the famous “moonlight” sonata by Beethoven, adds a touch of melancholy and weightlessness. As the dancer goes away between the two trees, simply walking and leaving us in awe, the moon might have wiped a few tears.

 

Waving Is Funny

choreography : Tina Fushell / performance: Tina Fushell, Luke Garwood, and Molly Johnson / sound designJames Bunton / costumes: Krista Dowson / artistic advisor: Brendan Jensen

 

Uno Dos y Tres

choreography : Carmen Romero / performance: Carmen Romero / live music performance: Benjamin Barrile, Alejandro Céspedes, and Stephanie Pedraza / costumes: Patricia Cueva

 

Alpha Compass

choreography : Krissa Barry / performance and collaboration: Christoph von Riedemann / music: Moonlight Sonata, Beethoven (slowed to 800%), M-theory text, True Detective, edited by Karissa Barry / costumes: Karissa Barry

 

what can also be seen when weather is more cooperative :

Oceanic Reach by Peter Chin and Poinciana by Allison Toffan

 

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Christopher von Riedemann in Alpha Compass Dusk Dances 2018 photo : Normand Babin

Dusk Dances

présenté au Parc Withrow à Toronto

du 6 au 12 août à 19 heures, matinée le dimanche 12 août à 14h30

On arrive au parc Withrow, il y a des musiciens qui exécutent quelques airs de jazz. Les spectateurs s’approchent tranquillement du point de rendez-vous, peuvent apprendre quelques pas de danse, un swing assez lent. Ces happenings se tiennent depuis maintenant 24 ans. L’édition 2018 des Dusk Dances a d’abord été présentée à Terrebonne, lointaine banlieue de Montréal, ensuite à Hamilton, à 70km de Toronto environ, une petite ville en plein boom artistique depuis quelques années parce que le coût de la vie étant trop élevé à Toronto, plusieurs artistes y ont déménagé leurs pénates. Après Toronto, les danseurs se déplaceront à Barrie, au nord de la ville, près du lac Simcoe là où plusieurs ont leur maison de campagne. Le programme diffère d’une ville à l’autre, et parfois d’un soir à l’autre. Le soir de première à Toronto par exemple a été amputé de deux chorégraphies sur cinq à cause des dégâts causés par les orages violents qui avaient déferlé quelques heures plus tôt.

Après la petite leçon de danse, Allegra Charleston (la chorégraphe Susie Burpee) prend le contrôle de la situation, la main ferme et le propos ludique, elle dirige la circulation vers les différents aires de jeu où se produiront les chorégraphies.

Sagement assis sur un banc placé au marbre d’un terrain de baseball mini, les trois danseurs Tina Fushell, Luke Garwood et Molly Johnson nous attendent. La musique de fanfare commence et le trio se mets en marche, au pas, et réplique en les exagérant tous ces gestes un peu mystérieux que font les majorettes. C’est assez comique, et répond à ce qu’on s’attend à voir en spectacle dans un parc. Les passants s’arrêtent un peu, se demandent ce qui se passe. Ils ne quitterons plus, To wave signifie agiter les mains et ici on explore les milles et une façon de le faire. Partie d’une blague entre ami.es, la chorégraphe Tina Fushell fait un lexique abrégé du langage des mains. Wave, ça signifie également vague. Et la vague on fera. Plaisir coupable et inavouable. Le numéro se termine par les « tatas » des danseurs d’abord et du public qui répond. Le jeu clownesque des trois danseurs nous fait sourire, une agréable mise en bouche.

Uno Dos Y Tres nous amène dans un tout autre univers, celui d’un flamenco brulant de passion. Pas de guitares ni de castagnettes, mais des rythmes frappés avec les mains, les pieds, et les mots du poème de Manuel Benitez Carrasco scandés en rythme ou chantés a cappella. On peine malheureusement à entendre tous les détails. Il s’agit donc d’un flamenco dépoussiéré et réfléchi, délesté de son aspect folklorique et touristique. La chorégraphie se situe à mi-chemin entre tradition et danse contemporaine. La danseuse Carmen Romero entourée de trois musiciens sur une minuscule scène en impose par sa stature et son autorité. Elle sait transmettre le drame et l’intensité de l’œuvre. Succès en demi-teintes toutefois pour un art qui n’accepte aucun compromis. L’œuvre a assurément un tout autre impact lorsque présenté en salle. Le flamenco qui est passé avec succès des bars enfumés aux grandes scènes du monde souffre ici un peu du contexte de présentation. Ça aura par contre servi à nous intéresser au travail de Carmen Romero.

Pour terminer la soirée écourtée nous avons eu droit à un joli moment bien inspiré. Un danseurs, Christoph von Riedemann, erre, titube, tombe, se relève. Sur « le thème de la solitude, de la mortalité, de l’égo », cette chorégraphie de Krissa Barry dansée dans la lumière douce de la fin du jour entre deux arbres majestueux est belle à voir et offre de précieuses images. Véritablement adaptée au lieu où elle est présentée, cette pièce est un pur moment de poésie. La musique, une version ralentie par 800%, quoique tout à fait reconnaissable, du premier mouvement de la célébrissime Sonate « Clair de lune » de Beethoven ajoutait une touche de mélancolie et d’apesanteur. Lorsque le danseur passe entre ces deux arbres et s’éloigne en marchant tout simplement, la lune essuie quelques larmes.

Waving Is Funny

choreographie : Tina Fushell / performance: Tina Fushell, Luke Garwood, et Molly Johnson / conception sonoreJames Bunton / costumes: Krista Dowson / conseiller artistique: Brendan Jensen

Uno Dos y Tres

choreographie : Carmen Romero / performance: Carmen Romero / musique: Benjamin Barrile, Alejandro Céspedes, and Stephanie Pedraza / costumes: Patricia Cueva

Alpha Compass

choreographie : Krissa Barry / performance et collaboration: Christoph von Riedemann / musique: Sonate « Clair de lune », Beethoven (ralentie par 800%), texte de M-theory, True Detective, édité par Karissa Barry / costumes: Karissa Barry

lorsque la température coopère un peu plus, on peut aussi voir :

Ocenic Reach de Peter Chin et Poinciana d’Allison Toffan

 

 

 

about the author:

Normand Babin is a pianist working and living in Toronto since 2014, he also writes about arts for many years. In Montréal he was writing for his blog montréalistement, la Scena Musicale, La Recrue du Mois and others, he launched neomemoire in April 2018 where he is chief editor and author. 

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à propos de l’auteur:

Normand Babin est pianiste, il vit et travaille à Toronto depuis 2014 et il écrit sur les arts depuis plusieurs années. À Montréal il écrivait pour son blog montrealistement, la Scena Musicale, La recrue du mois et autres, il a lancé en avril 2018 neomemoire où il agit à titre d’éditeur et d’auteur. 

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