Rajni Perera @ Project Gallery

la version française se trouve en bas de page

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Rajni Perera, Neighbourhood Watch, 2018

Rajni Perera: (m)Otherworld Creates and Destroys Itself

Project Gallery, 1210 Dundas Street East, Toronto

until October 27, 2018

 

She is everywhere. She did the cover of CMagazine last spring. She is an important part of the exhibition that inaugurates the renewed Museum of Contemporary Art in Toronto, the MOCA. For this group exhibition, Believe, she created two paintings, Banners for the New Empires. Just beside them, she also presents a poignant two-seats conversational piece. Made of wood, the two seats face each other and are linked by an arc, a big half circle which also act as a protection to the conversation from any disturbance, from any indiscretion. At the same moment, Rajni Perera just opened a large exhibition at Project Gallery. Almost everything was purchased on the first night, collectors probably acknowledged the hype around this young artist and decided to acquire her work while it is still accessible.

She mainly paints and draws the woman. On the move, dancing, ascending as a rocket: the woman of Rajni Perera is fierce and proud, tends to the iconic. The drawing shows very clear and pure lines, a bit cartoonish, close to illustration. But sometimes these lines are broken, become blurry in a short moment off focus. Look at this character, half beast half woman, sitting on a planet, the only blurred element on this striking toile, Neighbourhood Watch. We also find this blur on a wallpaper background made of diamond shapes behind a three women group of dancer; a gouache that will be offered to auction at Art Attack, a fundraising event for Buddies in Bad Times Theater in November (read about this HERE).

Colors are vibrant. Sometimes the entire body of a character will be made of one block color: a periwinkle lightly purple blue or a greenish blue for example. In other works influenced both by street art and graffiti, the artist mixes reds, yellows, rich blues and black, to get an all stars big and almost military fanfare. The head of the characters often take the shape of an aerodynamic cone, seems to be caught in the wind, unlike the body, which is more yang with unexpectedly indolent shapes. The artist has numerous and diverse inspirational sources, but it seems pretty obvious that the core of her work is mostly influenced by actual and ancient Asian civilisations.

The warriors of Rajni Perera pose wearing a super heroin costume and they dance to bedazzle the crowds. They haunt our thoughts, their image gets more and more complex as we reflect on them, their story gets more refined, their legend grows.

Rajni Perera graduated from OCAD, lives and works in Toronto, but she mainly showed on the international scene. Her work has been seen in Sri Lanka, in Japan, in United States but was rarely presented in Canada, which isn’t true anymore. Everything let us think that she can be considered as unavoidable in Canadian art. Her work reflects the actual society, diverse and multiple, her work is feminist, has a strong seductive power and beyond any consideration, is very beautiful.

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Rajni Perera, Dancer, 2018

Rajni Perera: (m)Otherworld Creates and Destroys Itself

Project Gallery, 1210 Dundas Street East, Toronto

jusqu’au 27 octobre 2018

 

Elle est partout. D’abord, une des ses œuvres a fait la couverture de CMagazine au printemps dernier. Ensuite, l’exposition Believe, qui ouvre la nouvelle mouture du Museum of Contemporary Art de Toronto (MOCA) inclus trois de ses œuvres. Deux peintures sur toile, montées et soutenues comme de grandes bannières. Très représentatives de son travail, elles surplombent un émouvant siège à deux places qui se font face, deux sièges qui font partie d’un grand cercle, d’un grand arc de bois protégeant la conversation. Enfin au même moment, Rajni Perera inaugure une grande exposition à Project Gallery. Dès le soir du vernissage, presque tout a été vendu, les collectionneurs torontois auront compris qu’il valait mieux acquérir son travail alors qu’il est encore accessible.

Elle peint et dessine principalement la femme. Active, en mouvement, dansante, en ascension telle une fusée, la femme de Rajni Perera est fière et s’impose à nous comme une icône. Dans son dessin, le trait est très net, un peu bédéesque, très près du dessin d’illustration. Toutefois la ligne est parfois brisée dans un bref instant de flou, un espace où le champ de vision devient impur. À voir, ce personnage mi-bête mi-femme, noir et velu assis sur la planète dans Neighboor Watch. On retrouve également cette zone de flou, presque pixellisée dans une gouache que l’artiste offre à l’encan au bénéfice du Théâtre Buddies in Bad Times (voir l’article sur cet événement ICI). On y voit une tapisserie composée de losanges délavés en fond d’un groupe de trois femmes dansantes.

Les couleurs sont vibrantes: les corps sont parfois d’une seule couleur: bleu pervenche, presque mauve ou encore d’un vert bleuté. Mais ailleurs, influencé à la fois par les couleurs de l’art de la rue et du graffiti, les rouges, les jaunes, les bleus riches et le noir se mixent dans une fanfare vaguement militaire. La tête des personnages, souvent conique, semble soufflée, aérodynamique. Le corps quant à lui est plus yang, ses formes évoquent une improbable indolence. Les sources d’inspirations sont nombreuses et diverses, mais les civilisations asiatiques, actuelles et anciennes, forment de toute évidence le cœur du travail de l’artiste.

Les guerrières de Rajni Perera posent en costume de super héroïne et dansent pour nous enjôler. Elles hantent nos pensées, leur image se complexifient, leur histoire se définie, leur légende croît.

Rajni Perera, graduée de l’OCAD, vit et travaille à Toronto mais a surtout exposé à l’international. Au Sri Lanka, au Japon, aux États-Unis, son travail avait été jusqu’à maintenant relativement peu vu au Canada: situation maintenant corrigée. Tout porte à croire qu’elle devient un incontournable de l’art canadien. Rajni Perera présente un travail à l’image de notre société actuelle aux influences multiples et diverses, une œuvre féministe et impliquée, au fort pouvoir de séduction et par-dessus tout: une œuvre d’une grande beauté.

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Rajni Perera, Banners for the New Empires, 2018

about the author:

Normand Babin is a pianist working and living in Toronto since 2014, he also writes about arts for many years. In Montréal he was writing for his blog montréalistement, la Scena Musicale, La Recrue du Mois and others, he launched neomemoire in April 2018 where he is chief editor and author. 

web site

 

 

à propos de l’auteur:

Normand Babin est pianiste, il vit et travaille à Toronto depuis 2014 et il écrit sur les arts depuis plusieurs années. À Montréal il écrivait pour son blog montrealistement, la Scena Musicale, La recrue du mois et autres, il a lancé en avril 2018 neomemoire où il agit à titre d’éditeur et d’auteur. 

site web

 

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Rajni Perera, Traveller, 2018

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