Hinterland @ Nostos Collectives

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What is your safe space? This is the starting point for two choreographies Nostos Collectives will be presenting next week. The co-founder and co-artistic director of the collective, Jessica Lowe, asked to Emily Spearing and Naishi Wang to reflect on this topic and to translate their thoughts into movements.

Emily Spearing has already shown a few times with Nostos. Last year she offered her first choreography including male dancers. It was talking about relationships, (read our review here). It seems it was a good experience since she will have in this year’s production three women and two men dancing. For her, safe space is more a “frame of mind, felling comfortable and secure, to have support”. To ensure that feeling, she gives example as having a roof over your head, having people around you, having all your basics needs being fulfilled. To show this feeling metaphorically, she will use the t-shirts of the dancers that other dancers will try to pull off, to pull each other outside their comfort zone. There will also be a “society section” where everybody does the same thing, and “when they break out of it, they end up doing the same thing”. This piece is going to be more theatrical, a premiere for her.

Naishi Wang is newer to choreography. When neomemoire met him in November, (read here his portrait) he was about to present his first solo choreography in Hamburg and in Montreal. He now faces eleven dancers that at first sight he didn’t know how they would move. But he discovered dancers who are as passionate as him about dance. Is goal is to make them feel that their love for dance is stronger than everything. Because Naishi Wang has a different way of conceiving what a safe space is. For him, it is much more about freedom, the possibility to be you. He then reflected on “how to be free between each other, but at the same time, distinguish individual approach of your own freedom”. Here comes the duality of the community versus the individuality. For him, the movement comes from feeling. “I try not using specific movement, I use specific feelings”. It will be interesting to see how the young artist will transform his researches into a group choreography. 

This year production at Nostos Collectives will have a very special aspect: Steve Bowa will compose custom made music for both choreographies. Emily had a pretty clear idea of what she wanted. She worked with heavy metal music on the preparation of this particular piece. If there will be no words nor screaming, the sound should be quite close to (good old) metal. On his side, Naishi Wang uses very little music, so this might be minimalistic. He sees music as “a tool to support the passion of loving dance, a boat to carry the dancers”. 

Hinterland will happen on April 12-14, all details are below, and it should bring a load of fresh air, both on dance and music.

Hinterland

dance works by Naishi Wang and Emily Spearing, presented by Nostos Collectives and by DanceWorks CoWorks 18/19

Winchester Theater, 80 Winchester Street, Toronto

April 12 -14, 8pm

TICKETS

Le concept de safe space est difficile à traduire. Zone de confort serait probablement la meilleure option. Jessica Lowe, co-fondatrice et co-directrice artistique de Nostos Collectives a demandé à deux jeunes et talentueux chorégraphes, Emily Spearing et Naishi Wang, de réfléchir sur le concept de safe space, et de traduire le fruit de leurs recherches en mouvement.

Emily Spearing a déjà présenté quelques fois avec Nostos. L’an dernier elle avait intégré pour la première fois des danseurs masculins à son travail qui parlait de relations interpersonnelles (voir notre critique, en anglais seulement ici). Il semble que l’expérience lui ait plu, puisque cette année elle travaille avec trois danseuses et deux danseurs. Pour elle, la zone de confort est plutôt un état d’esprit. Elle donne pour exemple d’avoir un toit sur la tête, d’avoir des gens autour de soi pour nous supporter dans nos projets, de remplir en quelque sorte les besoins premiers. Pour illustrer cela de façon métaphorique, les danseurs tenteront d’arracher les costumes des autres, le t-shirt représentant justement cette zone de confort. Il y aura également une section qui parlera plus de la société en général, où tous et toutes feront exactement les mêmes mouvements, « et lorsqu’on tente de sortir du cadre, on fini par faire exactement la même chose que les autres qui tentent de sortir du cadre ». La pièce comportera également un aspect plus théâtral, une grande première pour la jeune chorégraphe.

Naishi Wang est encore relativement nouveau à la chorégraphie. Quand neomemoire l’a rencontré en novembre dernier (lire le portrait que nous en avons fait ici) c’était tout juste avant qu’il ne présente sa première chorégraphie, solo, à Hambourg et à Montréal. Il se retrouve maintenant devant onze danseuses et danseurs qu’à prime abord il ne connaissait pas. Il s’avère qu’il a rencontré des artistes tout aussi passionnés que lui par la danse, son but est de leur faire ressentir que cette passion est plus forte que tout. Naishi Wang a une façon différente de concevoir le concept de safe space. Pour lui, c’est plutôt à propos de liberté, de la possibilité d’être soi. Il a donc réfléchi sur le « comment être libre parmi tous les autres, mais être capable de distinguer chaque façon individuelle de comprendre sa propre liberté ». Se présente alors la dualité de la communauté versus l’individu. Pour lui, le mouvement provient du sentiment : « j’essaie de ne pas utiliser de mouvements spécifiques, j’utilise des sentiments spécifiques ». Il sera intéressant de voir comment le jeune artiste transformera ses recherches personnelles sur une chorégraphie de groupe.

La production de Nostos Collectives de cette année revêtira un aspect particulier : le compositeur Steve Bowa écrira une musique sur mesure pour chacune des deux pièces. Emily avait une idée assez claire de ce qu’elle voulait dès le départ. Elle a travaillé avec du heavy metal à la préparation de cette pièce en particulier. Si il n’y aura ni mots ni hurlements, le son devrait être assez près de ce qu’est le (bon vieux) métal. De son côté, Naishi Wang utilise très peu de musique, on doit donc s’attendre à quelque chose d’assez minimaliste. Il conçoit la musique comme « un outil pour supporter la passion de danser, un bateau qui transporte les danseurs/ses ». Hinterland se tiendra du 12 au 14 avril à Toronto, tous les détails plus bas. Il semble que ce spectacle apportera une bouffée d’air frais tant au niveau chorégraphique que musical.

Hinterland

chorégraphies Naishi Wang et Emily Spearing, présentées par Nostos Collectives et par DanceWorks CoWorks 18/19

Winchester Theater, 80 Winchester Street, Toronto

du 12 au 14 avril 2019, 20h

BILLETS

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