Emily Spearing & Naishi Wang @ Nostos Collectives

from this is where I’ll stay, Emily Spearing, 2019

version française en bas de page

this is where I’ll stay

choreographer : Emily Spearing | performers : Miyeko Ferguson, Gavin Law, Irena Ponizova, Jake Ramos, Katherine Semchuk | Sound design : Steve Bowa, Demdike Stare, Stars of the Lid, Author & Punisher

Free Steps

choreographer : Naishi Wang | performers : Sonja Boretski, Jessica Germano, Miyeko Ferguson, Gavin Law, Alyson Miller, Krista Newey, Irena Ponizova, Jake Ramos, Katherine Semchuk, Emily Spearing, Eleanor van Veen | sound design : Steve Bowa

Hinterland is presented by Nostos Collectives and by DanceWorks CoWorks 18/19

Winchester Theater, 80 Winchester Street, Toronto

April 12 -14, 8pm

Between what was planned and what will be seen on stage, very often, one could find some discrepancies. This creative process is always interesting to observe. As Naishi Wang and Emily Spearing were trying to find how to express what was for them their own safe space, some movements were created in collaboration with their dancers, some ideas popped out, some ideas evolved, some were abandoned.

this is where I’ll stay by Emily Spearing finally found its refuge, its comfort zone around a microphone. In fact, the microphone becomes important enough it could be considered as the sixth dancer. It becomes the favourite confidant, it has its own movements, and its rope grazes or surrounds the dancers. It becomes the “safe space”. The garment she expected to represent the safe space, the t-shirt on which some dancers pull, is finally used more as a leash, it restricts and directs the movements.

The musical concept also evolved quite a bit. We finally hear just a few bars of metal music, but we hear much more of an influence from hip-hop and, with the games done with the microphone, more frontal rap music, in direct or lip-synch. Which is in a certain way more coherent with the movements. If at a certain point the choreography seems to be a bit lost, the return of the very first movement she showed –a dancer pivot around another one, her/his chin supported on her/his head, a simple and pure movement- brings to the entire piece an aura of magic.

Somewhere between a chorus line and a number of gumboots (or Stomp for those who have seen this in the 90s), Free Steps by Naishi Wang exude raw energy, a positive energy into its individuality, taking its strength from the group. Some long sections of the choreography are purely rhythmic. The very beginning actually being a clapping, dancers placed all around the room, surrounding the audience, implying them, the stage has been stripped from its wings and arches. Often on a straight line, the group of dancers moves not only on the rhythm and in sync, but also executes the same gesture. Sometimes, someone will stand out, seeming to conduct the group, act as the guru of the suite of movements that evoke tai-chi as much as yoga or Asian martial arts. We can recognize the style, or more accurately the specific gestural of the young choreographer into these very far back bends amplified by the stretched arms, or by these hands reaching impossibly far, playing with the shoulders. If through this pieces there are a few solos, amongst them a very acrobatic danced by Emily Spearing, it is only at the very end that individualities claim for themselves within what clearly is an improvisation where each and everyone dances according to her/his own criteria and style in her/his little space.

The performers all showed a deep implication in the creative process as well as in the performance; with fieriness or with coolness according to everyone’s temper, but always with this obvious pleasure to be dancing. Maybe it was that simple. The enjoyment to be there, on stage and dancing maybe is where their safe space should be found. 

from Free Steps, Naishi Wang, 2019

this is where I’ll stay

chorégraphie : Emily Spearing | danse : Miyeko Ferguson, Gavin Law, Irena Ponizova, Jake Ramos, Katherine Semchuk | design sonore : Steve Bowa, Demdike Stare, Stars of the Lid, Author & Punisher

Free Steps

choreographie : Naishi Wang | danse : Sonja Boretski, Jessica Germano, Miyeko Ferguson, Gavin Law, Alyson Miller, Krista Newey, Irena Ponizova, Jake Ramos, Katherine Semchuk, Emily Spearing, Eleanor van Veen | design sonore : Steve Bowa

Hinterland est présenté par Nostos Collectives et par DanceWorks CoWorks 18/19

Winchester Theater, 80 Winchester Street, Toronto

du 12 au 14 avril 2019, 20h

Entre le projet d’une chorégraphie et ce qui sera vu en spectacle, il y a souvent de grandes divergences. Il est toujours intéressant d’avoir la chance de pouvoir observer ce processus de création. Pendant que Naishi Wang et Emily Spearing recherchaient comment exprimer ce qu’était pour eux leur « safe space », des mouvements sont nés en collaborations avec leurs danseurs, des idées ont germées, d’autres ont évoluées, d’autres ont été abandonnées.

this is where I’ll stay d’Emily Spearing a finalement trouvé son refuge, sa zone de confort autour d’un micro. En fait le micro devient assez important pour qu’on puisse dire qu’il est presque le sixième artiste sur scène. Il devient le confident privilégié, il a ses propres mouvements, son fil se frôle ou entoure les danseuses/rs. Voilà ce qui est devenu le « safe space ». Le vêtements qu’elle voyait à priori représenté cette zone de confort, le t-shirt sur lequel on tire, sert finalement plutôt de laisse, il restreints et impose à la fois le mouvement.

Le concept musical a lui aussi beaucoup évolué. On entend à peine quelques mesures de heavy metal, mais on entend passablement mieux une influence hip-hop, et avec les jeux du micro, carrément du rap en direct ou en lip-sync. Ce qui correspond mieux aux mouvements dansés. Si la chorégraphie semble se chercher au bout de certain moment, le seul retour du tout premier mouvement aperçu -un/une danseuse/r pivote autour de l’autre ayant le menton appuyé sur sa tête, un mouvement tout simple et pur qui émerveille- entoure la pièce d’un petit aura magique.

Quelque part entre le chorus line et un numéro de gumboots ou de Stomp, Free Steps de Naishi Wang déborde d’énergie. Une énergie positive dans une individualité qui puise sa force dans et par le groupe. De longues sections de la chorégraphie sont purement rythmiques. Tout débute d’ailleurs par un rythme frappé aux quatre coins de la salle, entourant les spectateurs, les impliquant d’entrée de jeu, la scène ayant été dénudée de toutes ses coulisses et autres cintres. Souvent placé en ligne droite, le groupe de danseuses et danseurs bouge non seulement en rythme mais en synchronie, exécutant les même gestes la plupart du temps. Parfois quelqu’un se détache, semble vouloir diriger, faire office de gourou dans cette suite de mouvements qui évoquent autant le tai-chi, le yoga que certains arts martiaux asiatiques. On reconnaît le style, ou plutôt la gestuelle particulière du jeune chorégraphe avec ces dos arqués vers l’arrière, les bras tendus au maximum, allongeant et amplifiant la ligne, par ces bras qui semblent vouloir atteindre une cible loin devant en jouant des épaules. Si il y a quelques solos, dont un très acrobatique d’Emily Spearing, c’est seulement à la toute fin que les individualités s’affirment dans ce qui devient de toute évidence une improvisation, où chacune et chacun  bouge selon ses critères dans son petit espace (elles et ils sont onze au total et ne quittent jamais la scène).

Les interprètes démontrent toutes et tous une profonde implication dans le processus créatif et la performance. Parfois avec beaucoup de fougue ou beaucoup de coolness selon les caractères et les personnalités, mais toujours avec un plaisir évident de danser. C’est donc tout simplement dans le plaisir d’être là, sur scène et devant nous que nos jeunes artistes semblent avoir trouvé leur « safe space ».  

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about the author :

Normand Babin is a pianist working and living in Toronto since 2014, he also writes about arts for many years. In Montréal he was writing for his blog montréalistement, la Scena Musicale, La Recrue du Mois and others, he launched neomemoire in April 2018 where he is chief editor and author.

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À propos de l’auteur :

Normand Babin est pianiste, il vit et travaille à Toronto depuis 2014 et il écrit sur les arts depuis plusieurs années. À Montréal il écrivait pour son blog montrealistement, la Scena Musicale, La recrue du mois et autres, il a lancé en avril 2018 neomemoire où il agit à titre d’éditeur et d’auteur. 

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