About Pandora | À propos de Pandora

la version française se trouve en bas de page

The collective of creators Fawn will premiere this week a new and innovative opera-ballet in Toronto based on the myth of Pandora revisited by the librettist David James Brock. The opera will introduce the music of three young composers. The creative process started three years ago, and right from the beginning, the production team wanted to imply the participation of the audience. It ended up that the audience got to choose amongst the six composers who were implied at the beginning of the creative process, who would be part of the final project. Neomemoire met with the music director and composer in residence at Fawn, Adam Scime. Here is what he had to say about this uncommon process of having composers chosen by the audience:

“Audience voting is controversial, it’s perhaps not ideal in certain context but in this context I feel it was appropriate, because the entire process was collaborating, right from the initial stages where there was nothing written in advance, not a libretto, no music, there was nothing. So everyone came together to create a project, we wanted this to be a total collaboration and this is our way involving the audience. So it was not like we had a concert and people voted, it was part of our process.”  During the process, people saw and heard many version of the creation at its first stages, so they had a good idea of what they where voting for. It seems a good choice was made.

Having three different composers on board for one opera might be challenging stylistic wise. Will this be three versions of a same story or one story told by three different voices? “It is very much one piece. Although stylistically, the music will change quite obviously. The entire night is one very well thought of, very well conceived evening of music. The libretto is one libretto, it is one story. So the music changes thorough dramatically but it is one construct. I think the audience will respond to that. (…) The composers didn’t make any effort to match their styles and I think it’s a good thing. I think if they’d try to do that, it wouldn’t be sincere. I think the ear and the mind will hear this music as one narrative, one art. I think we make those connections whether we want to or not. The transitions between the different composers are seamless. (…) The evening starts off with Kit Soden’s piece. It is more traditional, more lyrical. And then we move to David Storen’s music, which is much more influenced by rock music, with electric guitar and a drum kit. This is where he comes from aesthetically: popular music, rock music, but it still has an electronic edge to it. Then there is Joseph Glasen, who really has written a very provocative reaction to the text. It is a quite otherworld, quite mysterious, very precious music and disturbing at times. Joseph explores with different tuning of the instruments, (…) so you get this otherworldliness in the sounds. The singers have extended vocal technique. His reaction to the text I would say is perhaps the most personal. He creates this world where, it is a bit of rugged haziness, and it really takes you in. He is very much concerned with timber and what the voice can do in terms of different timbers, and how can the text work into that and how the text can shape in different techniques. It is quite interesting. So if you think about that you move from Kit’s music, which is more some neoromantic music, to some rock and then to something else.”

This unconventional event is going to be hold in an also unconventional space: Geary Lane on Geary avenue in Toronto. Neomemoire wanted to know more about the music for this opera-ballet, but the audience will discover a real gesamtkunstwerk including visual (videos), literature, music, dance, acting in a new, innovative and even provocative work. The creation in opera in Toronto seems to be alive and well, and Fawn is quite daring in the creation of this big production. Curious minds will not want to miss this exceptional premiere.

Pandora – a new opera-ballet, libretto by David James Brock | Music by David Storen, Joseph Glaser & Kit Soden

presented by FAWN : May 23, 24, 25 2019, 8pm at Geary Lane, 360 Geary avenue, Toronto

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Adam Scime : music director and composer in residence at Fawn / directeur musical et compositeur en résidence à Fawn

Le collectif de création Fawn présentera en première ce weekend à Toronto un nouvel opéra-ballet basé sur le mythe de Pandore revisité par le librettiste David James Broc. L’opéra nous donnera l’occasion d’entendre trois jeunes compositeurs. Le processus de création a commencé il y a trois ans, et dès le départ l’équipe de production a désiré impliquer la participation du public. C’est ainsi que le public en est arrivé à choisir par vote, qui des six compositeurs initialement présents au début du processus feraient partie du projet final. Neomemoire a rencontré le directeur musical et compositeur en résidence de Fawn, Adam Scime. Voici ce qu’il avait à nous dire sur ce processus de création inhabituel où les compositeurs sont choisis par le public :

« Le vote du public est controversé, peut-être n’est-ce pas idéal dans certains contextes, mais je pense qu’ici c’était tout fait approprié parce que le processus en entier en était un de collaboration, dès les phases initiales où il n’y avait rien d’écrit en avance, ni livret, ni musique, absolument rien. Tout le monde s’est mis ensemble pour créer un projet, nous voulions une totale collaboration et ça a été notre façon d’inclure le public. Ce n’est pas comme si nous avions eu un concert et un vote du public, le vote faisait partie du processus. » En cours de création, le public aura vu et entendu plusieurs versions de l’ouvrage dans ses première phases, le public ayant donc une bonne idée de ce pour quoi il votait. Il semble que le choix final soit le bon.

Cet événement non conventionnel prendra place dans un espace tout aussi inusité, le Geary Lane sur l’avenue Geary à Toronto. Neomemoire voulait en savoir plus à propos de la musique que nous allions y entendre, mais le public ira à la rencontre d’une réelle gesamtkunswerk qui inclus du visuel (vidéos), du littéraire, du musical, du mouvement, du théâtre dans une création nouvelle, innovante et d’une certaine façon provocante. La création d’opéra se porte plutôt bien à Toronto et FAWN apporte une forte touche d’audace dans cette production à grand déploiement. Les esprits curieux ne voudrons pas manquer cette première exceptionnelle.

Le fait d’avoir trois compositeurs à l’écriture d’une seule œuvre peut représenter un certain défi côté stylistique. Aurons nous droit à trois versions d’une même histoire ou à une histoire racontée par trois voix différentes ? « C’est vraiment un tout, une pièce, même si du point de vue stylistique la musique changera de façon évidente. La soirée est bien conçue comme un tout. Le livret n’est qu’un, c’est une seule histoire. Donc la musique change de façon dramatique, mais il s’agit toujours d’une seule construction. Je pense que le public va bien répondre à ça. (…) Les compositeurs n’ont fait aucun effort pour tenter de faire concorder leur style et je pense que c’est une bonne chose. Je pense que si ils avaient essayé, c’eut été insincère. Je pense que l’oreille et la pensée entendront cette musique comme une seule narration. Je pense que nous faisons ces connections que nous le voulions ou non. Les transitions entre les différents compositeurs se fait sans heurts. (…) La soirée commence avec la pièce de Kit Soden. C’est plus traditionnel, très lyrique. Ensuite on va vers la musique de David Storen qui est fortement influencée par la musique pop, la musique rock avec guitare électrique et kit de drums. C’est de là qu’il vient esthétiquement, du pop et du rock avec tout de même un touche électronique plus actuelle. Ensuite vient la musique de Joseph Glasen, qui a écrit une réaction assez provocante au texte, c’est assez hors-norme, assez mystérieux, une musique raffinée et parfois assez dérangeante. Joseph explore les différents accords des instruments à cordes, (…) donc il obtient cet aspect étrange dans le son. Les chanteurs ont une technique vocale extra-étendue. Sa réaction au texte écrit est peut-être la plus personnelle des trois. Il crée un monde qui est un peu comme un flou robuste, et ça vient vraiment nous chercher. Il est très intéressé par le timbre sonore, par ce que la voix peut faire avec différents timbres et par comment le texte peut déterminer ces différentes techniques vocales. C’est assez intéressant. Donc en y pensant bien, on a la musique de Kit, qui est en quelque sorte néoromantique, vers le rock et vers quelque chose d’autre. »

Pandora – un nouvel opéra-ballet, Livret de David James Brock | Musique de David Storen, Joseph Glaser & Kit Soden

présenté par FAWN : les 23, 24 et 25 mai 2019, 20 heures à Geary Lane, 360 Geary avenue, Toronto

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