James O’Callaghan : Alone and unalone

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Alone and unalone :

James O’Callaghan, composer | Ensemble Paramirabo

Ravello Records RR8020

subject / object (2016) | On notes to selves (2016) | AMOUNG AM A (2015) | Alone and unalone (2019)

Quiconque ayant déjà entendu la musique de James O’Callaghan en concert sera un peu surpris d’apprendre qu’il présente aujourd’hui un enregistrement de quatre de ses pièces. Mettre en boîte sa musique qui normalement s’expérimente autant en temps qu’en espace exige une transformation radicale de notre façon de l’aborder. La spatialité est un peu aplatie et les jeux avec les différents acoustiques où les oeuvres sont entendues et l’expérience théâtralisée sont à oublier. Notre attention se transporte donc sur l’écriture et la structure de la musique. 

La pièce la plus récente, Alone and unalone, est l’exemple parfait de la deuxième vie qu’une oeuvre puisse s’offrir. En concert, chaque auditrice/eur est muni de son propre casque d’écoute, et ce qu’on y entend entre en quelque sorte en compétition avec ce qui est exécuté sur scène au même moment, faisant croire au passage que la bande sonore a été personnalisée, conçue pour son plaisir personnel. Il n’en est rien bien entendu, et quoiqu’on doive toujours se remémorer que chacun entend bien ce qu’il/elle veut bien entendre, il n’y a au fond qu’une seule oeuvre qui soit entendue. Une fois enregistrée, l’auditeur confondra ce qui est acoustique avec ce qui est acousmatique. Ce qui est à la fois le but recherché et la raison d’être de cette musique, qui s’amuse à « musicaliser » les sons du quotidien et à rendre concrets les gestes musicaux. 

On découvre donc sous un nouvel éclairage le travail de James O’Callaghan. On y perçoit une partition minutieusement écrite, de toute évidence difficile d’exécution et ne laissant pas de place à l’imprécision. L’Ensemble Paramirabo, connait et comprend très bien son langage et l’interprète avec soin et conviction. Les deux première pièces sur l’enregistrement, datant toutes deux de 2016, évoquent un peu la musique théâtralisée de Mauricio Kagel, qui ,elle aussi, se doit de se transformer en passant de la scène au studio d’enregistrement. Pour bien comprendre cette musique, une référence vidéo (plusieurs sont disponibles entre autre sur son site) s’avère plus qu’importante. On peut ainsi comprendre tout le travail tant à l’écriture qu’à la préparation des interprètes que cette musique commande. 

Alone and unalone est disponible en version téléchargeable ou en version CD Ravello Records 

If you ever heard music by composer James O’Callaghan, you might be surprised by the fact he just launched a recording of four of his pieces. To make this music fit in a box, music you normally experience in time and space, requests a radical change in your way of approaching it. The spatiality is a bit flattened, the game with different acoustic and the theatrical aspects of the work has to be forgotten. Our focus goes then on the writing and the structure of James O’Callaghan work. 

The most recent opus, Alone and unalone, is a perfect example of how to bring a second life to a musical work. Live in concert, everyone has its own headphone and what everyone hears is in a certain way in a competition with what is played on stage, making the illusion that the track is personalized, made just for you. It, of course is the same track for everybody, and if we can recall that everyone hears really what they intend to hear, at the end of the day there is only one music to be heard. Once recorded, the auditor will confuse what is acoustic to what is acousmatic. Which is both what the composer is looking for and the raison d’être of this music. He plays with the concept where « everyday sounds are musicalized and music gesture are made concrete ».

We then discover under a new light the work of James O’Callaghan. We can perceive a music score carefully written, obviously quite difficult to perform, leaving no space to vagueness. The Ensemble Paramirabo knows and understands very well his musical language and perform it with care and commitment. The first two tracks, both from 2016, recall somewhat the music of Maurizio Kagel, which also has to transform when passing from stage to studio. In order to understand better this music, a video reference —many being available on his web site— is highly recommended. One can then understand all the work done both on composing and on preparing the performers this music request.

Alone and unalone comes in physical and digital version Ravello Records  

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