CONVERGENCE Theory 2 @ FAWN

Convergence Theory : An Experimental Electronic Music Series

co-curated by FAWN and David Jones

Xuan Ye photo: Kyle Crockhard

version française en bas de page

Music by Emilie LeBel, Xuan Ye and Adam Scime, visual art by Justine Smith

Victory Social Club, 1166A Dundas Street West, Toronto

Saturday January 25, 2020, 8:30pm

We like this too much and we can’t wait for the next edition. The second iteration of Convergence Theory, presented by FAWN, happened last Saturday in the same loft as the first one did in November but this time with a lot more people in the audience. We can already bet that for the third one, they might sold out and have to refuse people at the door.

The ambiance is somewhat similar to a night club or a house party: dimmed and colored lights, some sit on the floor, some sit on the couches spread around, others will stand in order to be able to move as the evening goes on and then have different views on the happening. Some have a drink, some quiet conversation and suddenly without any warning the first piece, on tape, is played. There is a projection to accompany the sound: first some strange portraits, a bit eerie where only the eyes move from right to left. This is followed by images of a little house, quite similar to the illuminated sculpture we see in the middle of the space. On video, the house looks a bit like a ginger bread house that would be drowned into a progressively colored water. The video accompanying the first piece by Emilie LeBel, the lovely dirt of public spaces, was made especially for the event by Justine Smith. Ensued, without transition nor stop, a set of improvisation for voice and electronics by Xuan Ye. She creates loops, repeats them using a lot of echo effect. She plays with many little buttons, plugs and unplugs some wires, focused, she doesn’t have a look for the audience. She uses the microphone and sings, speaks, emits noises with her mouth and all those sounds end up in loops which pile one over the others with an always larger echo effect. It grows, it amplifies as the threat of a tornado, it becomes deafening. And it calms down. And it is on its way for another cycle, this one recalls sound waves, crescendo and decrescendo in a regular pace growing more ample, the vocal sounds she creates are somewhat close to animal songs. And it will eventually completely calm down. All this was accompanied by shapeless images that could look like the structure we could see in the little sculpture house. Blurred enough, these images are a good answer to the improvisational aspect of the music, somewhere between video projection and sophisticated lightning. 

The audience had not finished clapping after the performance that the second piece for tape by Emilie LeBel had begin. This time, the music sounds more cinematographic and has much more dramatic intensity. The image follows that path: a woman run backwards into a field (we all understand this is the image going backwards). After will appear photographic portraits probably more than a century old. These images are touched up with video treatment, almost in the same way we used to touch up photos to add color. 

Quietly, the violinist enter the stage, someone turn off the projector, there will be no images to accompany the last piece. A work by composer Adam Scime, This Carefully Chosen Stillness, who clearly enjoyed writing a rare work for violon and electronics. The music is quite dramatic as he usually produces, but there is an unexpected experimental edge to it. This fits well the composer. The violinist totally immerge herself in this carefully and brilliantly written music score. Aysel Taghi-Zada makes her instrument vibrate, makes it grind, taps on it not always gently and allows this music to deploy in all its richness. One could think of …sofferte onde serene… by Luigi Nono for piano and electro. A dark work where the violin and the electro play together, answer and provoke each other and collide. The audience is suddenly silent and welcomes with attention what will have probably have been the best moment of the evening. 

We all have a date on March 28 for the third edition of Convergence Theory. 

Aysel Taghi-Zada photo: Kyle Crockhard

Musiques: Emilie LeBel, Xuan Ye et Adam Scime, art et projections: Justine Smith

Victory Social Club, 1166A Dundas Street West, Toronto

Samedi 25 janvier 2020, 20h30

photo: Kyle Crockhard

On y prend déjà goût et on a déjà hâte à la prochaine. La seconde itération de Convergence Theory, présentée par FAWN, se passait samedi dernier dans le même loft que la première mais avec pas mal plus de public. Gageons que pour la troisième édition fin mars, ils seront obligés de refuser du monde à la porte. 

L’ambiance est un peu celle d’une boîte de nuit ou d’un party à la maison: éclairages colorés et discret, certains s’assoient par terre, d’autres sur les petits sofas dispersés un peu partout, d’autres préféreront rester debout pour pouvoir se promener tout au long de la soirée et ainsi avoir différents points de vue. On se prend un verre, on jase discrètement et tout à coup la première pièce, entièrement électronique, est diffusée. Une projection l’accompagne: d’abord des portraits un peu étranges dont seuls les yeux bougent de droite à gauche. Ensuite on aperçoit une maison, semblable à la petite sculpture illuminée de maison qui trône en plein milieu de la salle. Sur vidéo la maison ressemble un peu à une maison en pain d’épice, elle semble submergée dans une eau qui se colore peu à peu. La première pièce d’Émilie LeBel, the lovely dirt of public spaces a été mis en images expressément pour cette soirée par Justine Smith. S’ensuit, sans transition ni arrêt le set d’improvisation voix et électroniques de Xuan Ye. Elle crée des boucles, les fait se répéter tout en utilisant beaucoup d’écho. Elle tripote et triture beaucoup de petits boutons, branche et débranche des fils, concentrée, elle n’a pas un seul regard pour la salle. Elle utilise le micro et chante, parle, émet des bruits de bouche et tous ces sons se retrouvent dans les boucles qui s’empilent les unes par dessus les autres, avec un effet d’écho toujours de plus en plus vaste. Ça monte, ça s’amplifie comme une menace de tornade, ça devient assourdissant. Et ça retombe. C’est parti pour un autre cycle, celui-ci rappelle plutôt des vagues sonores, en crescendos et decrescendos réguliers de plus en plus ample, les sons vocaux qu’elle produit sont parfois près des chants animaliers. Et ça finira par retomber. Le tout a été accompagné d’images informes qui rappellent la structure qu’on retrouve dans la petite maison-sculpture. Assez floues, les images répondent au caractère improvisé de la musique, à la limite entre projection et éclairage sophistiqué. 

À peine les derniers applaudissements éteints qu’on enchaîne avec la deuxième pièce électronique d’Émilie LeBel. Cette fois-ci on croirait presque une musique de film tellement il y a plus d’intensité dramatique. L’image est à l’avenant, filmique: une femme court à reculons (on comprend que c’est plutôt le film qui passe à reculons) dans un champs. Apparaissent ensuite des photographies anciennes des portraits datant souvent de plus d’un siècle. Ces image sont retouchées par vidéo, de la même façon qu’on retouchait autrefois les photos pour y ajouter par exemple de la couleur. 

Tranquillement la violoniste s’installe, on éteint le projecteur, il n’y aura pas d’images pour accompagner la dernière pièces. Une oeuvre du compositeur Adam Scime, This Carefully Chosen Stillness qui s’est ici visiblement amusé a faire une rare pièce pour électronique et violon. Une pièce assez dramatique comme ce qu’il produit en général, mais avec une touche plus expérimentale qu’à son habitude. Cela lui sied assez bien. La violoniste se livre totalement, incarne cette partition minutieusement écrite avec brio. Aysel Taghi-Zada fait vibrer son violon, le fait grincer, le tapote plus ou moins gentiment et permet à cette musique de se déployer dans toute sa richesse. On pourrait penser à …sofferte onde serene… de Luigi Nono pour piano et électro. Une oeuvre sombre où le violon et l’électronique se répondent, se provoquent, s’entrechoquent. La salle soudainement très silencieuse accueille avec attention ce qui aura été sans aucun doute le meilleur moment de la soirée. 

On se retrouve le 28 mars prochain pour la troisième édition de Convergence Theory. 

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