Convergence Theory : digital edition

Maxime Corbeil-Perron, Imaginary Optics II (extrait/extract)

Convergence Theory ft Maxime Corbeil-Perron

presented by FAWN, digital edition

Maxime Corbeil-Perron : Ghostly, Re : Generativ, Imaginary Optics I & II

Over the last four months I snubbed numerous « performances » that were added online because of the pandemic. In most of the cases, it simply was archival documents made to the usage of the orchestras, dance, opera or theater companies who suddenly offered them to general audience. Often badly filmed and badly edited, these videos do not allow any bounding with the audience, left all alone with their laptop. It was sad and hopeless until FAWN decided to enter the game. The third edition of Convergence Theory (I wrote about the first two HERE and HERE) having been cancelled, FAWN came back last week with a digital edition, entirely dedicated to the work of multidisciplinary artist Maxime Corbeil-Perron.

Fawn had send us, for a very modest contribution a pair of 3D glasses. If we could, we may also add a donation to AFC, an institution helping performance artists or to Friends of Ruby, an institution helping young LGBTQI2S through arts. Wearing the 3D glasses and headphone helped to focus on the work presented, creating a bubble for an easier communion with the performance. 

The presentation lasted about 45 minutes and was divided in four parts. The first piece, Ghostly, showed 2D images. There is the interior of a house, a cottage maybe since the walls are covered with wood. The chimney of the central fireplace divides the image in two. A graffiti of light slashes the space, enlightens through the window or the door. The image and the music are both halting. Ghostly visions indeed. In the following video, Re : Generativ, two masses seem to confront, to repulse and to magnet each other. A light draws a square. The duration and the intensity of this light match to a type of sound. Midway in the video, we almost see some mountains, maybe train tracks and emerge a melody, sounding somewhere between the theremin, the Ondes Martenot and a riff of guitar, floating over a chaotic rhythm. The last two works, Imaginary Optics I & II, use complex geometrical shapes, where you find 3D effect at its best. You can literally feel the edge of some triangles touching you. The more the image gets complex, the more the music densifies, we can hear layers adding one over the other. In Imaginary Optic II, the beat becomes haunting, dancing, the screen is divided in two, this very efficient work could fit in a techno dance as in a contemporary art museum. The music and the image are totally embedded. No one could say which one came first, which one lead to the other. This program of works by Maxime Corbeil-Perron was both moving and captivating, both contemplative and danceable. 

Smash hit for FAWN. They showed that how great an online presentation can be when it is professionally done and when there are the right intentions to it. If it is now too late to have this multi-sensorial experience, the good news is there will be two more digital editions of Convergence Theory, next one on August 27, this time introducing to us the tremendous work of Omar Rivero. 

Maxime Corbeil-Perron, Imaginary Optics II, (Extrait/extract)

Convergence Theory ft Maxime Corbeil-Perron

présenté par FAWN, édition digitale

Maxime Corbeil-Perron : Ghostly, Re : Generativ, Imaginary Optics I & II

Pendant plus de quatre mois j’ai levé le nez sur toutes ces « performances » mises en ligne à cause de la pandémie. Dans la très grande majorité des cas, il s’agissaient de documents d’archives prévus à l’usage des orchestres, compagnies de danse, d’opéra ou de théâtre qui les offraient soudainement à la vue du grand public. Trop souvent mal filmées et mal montées, ces vidéos ne permettent en général pas l’adhésion des spectateurs/trices, laissé-es en plan devant leur écran d’ordinateur portable. C’était sans compter sur FAWN. La troisième édition de leur Convergence Theory (j’ai parlé des deux premières ici et ici) ayant dû être annulé, on s’est repris avec une version digitale, cette fois-ci entièrement consacrée au travail de l’artiste multidisciplinaire Maxime Corbeil-Perron. 

FAWN nous avait envoyé par la poste, moyennant une très modeste contribution une paire de lunettes 3D. Si le coeur nous en disait on pouvait y ajouter un don à AFC, une institution qui vient en aide aux artistes des arts de la scène ou à Friends of Ruby, une institution venant an aide aux jeunes LGBTQI2S par le biais des arts. Le port des lunettes 3D et d’écouteurs ont favorisé une meilleure concentration en créant une petite bulle, une communion facile avec les oeuvres présentées. 

La présentation, d’environ 45 minutes se divisaient en quatre parties. La première oeuvre, Ghostly, présentait des images en 2D. On y voit l’intérieur d’une maison, d’un chalet peut-être, où les murs sont recouverts de bois. La cheminée du foyer central divise l’image en deux. Un graffiti de lumière déchire l’espace, éclaire par la fenêtre, par les portes la maison. L’image, tout comme la musique sont saccadées. Visions fantomatiques. Dans la vidéo suivante, Re : Generativ, deux masses semblent s’affronter, se repoussent et s’aimantent à la fois. Une tension qui est également ressentie dans la musique. La lumière trace ici un carré où la durée et l’intensité de cette lumière correspondent à un type de son. Au milieu de la pièce on entre-aperçoit des images de montagnes, de voies ferrées peut-être et une mélodie émerge, un son quelque part entre le thérémine, les ondes Martenot et le riff de guitare qui plane au-dessus d’un chaos rythmique. Les deux dernières pièces, Imaginary Optics I & II, font usage de formes géométriques complexes, où l’effet de 3D agira à son meilleur. On a l’impression d’être effleurer par la pointe des triangles. En général, plus l’image se complexifie plus la musique devient dense, on y entend les multiples couches se superposer. Dans Imaginary Optics II, le beat devient hypnotisant, dansant, l’écran séparé en deux. Cette pièce très efficace trouverait sa place autant dans une soirée techno que dans un musée d’art contemporain. Toujours la musique y est imbriquée avec l’image. On ne saurait dire laquelle arrive en premier, laquelle provoque l’autre. Ce programme d’oeuvre de Maxime Corbeil-Perron a été à la fois très émouvant et captivant, contemplatif et dansant.

Coup de maître donc pour FAWN, qui nous montre ainsi que lorsque fait par des professionnels et avec les bonnes intentions au départ, qu’un événement peut très bien avoir lieu en ligne. S’il est désormais trop tard pour vivre cette expérience multi-sensorielle, la bonne nouvelle est qu’il y aura deux nouvelles éditions digitales de Convergence Theory, prochain rendez-vous le 27 août pour le travail époustouflant d’Omar Rivero. 

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