David Hetherington @ New Music Concerts

David Hetherington, cello

presented online by New Music Concerts, pre-recorded at Koerner Hall, Toronto

Taylor Brook : Song for Solo Cello (2012)

Kaija Saariaho : Petals for Solo Cello and Electronics (1988)

Helmut Lachenmann : Pression for Solo Cello (2012)

Sofia Gubaidulina : Ten Preludes for Solo Cello (1974)

Elliott Carter : Figment 1 for Solo alone (1994)

Thomas Demanga : EFEU for Solo Cello (2010)

After many months of online performances, we finally get some well-thought and well-realized projects. Projects providing us something we couldn’t get if we sat in a concert hall. New Music Concerts has produced two concerts recorded in the fabulous Koerner Hall in Toronto and a third one to come in a different location. Yesterday, they streamed online a solo recital of the cellist David Hetherington performing a program of masterpieces from the second half of the 20th and the beginning of the 21st Century. Major composers with international recognition gathered in this clever program.

We first notice how close we are to the cellist. It feels as if we shared the stage with him. It becomes very useful to see in close up Hetherington performing for example Pression by Helmut Lachenman. The composer, who also is a cellist, works at writing on comprehensive scores the results of his researches on sound on his instrument. We learned in the pre-concert chat that he found a way to write clearly all those unusual gestures needed to obtain from musicians exactly what he had in mind when he wrote the music. For us, audience, it is fascinating to see how the artist gets to produce those unexpected and mysterious sounds. Pression offers quite an impressive palette which goes from growling made with the bow to sounds of motors and also some electronic-like sounds, Lachenman actually describes this piece as an “instrumental musique concrete”. Incredibly efficient, this composition was offered an outstanding performance. A performance to remember, referential.

The music of Kaija Saariaho is always quite seductive. Almost a pastorale, one can hear some birds, the rustling of the forest, the summering of the stream. The score from Sofia Gubaidulina is more classical in its writing. She explores different articulations – staccato, legato, pizzicato, etc.—and then again, Hetherington is excellent in playing this music, which could seem a bit academic at first sight, seductively in an alternance of lyricism and virtuosity. The concert ended on a piece by Thomas Demanga, EFEU, which seems extremely difficult. Double-strings are adorned with pizzicati, the glissandos fly up and down, still with double-strings, it sounds as if there were two cellists in the house. Here again, as in every single work on the program, the performer astounds. He seems to go through this tsunami of notes without any problem.

The sound recording was good, and the filming was smart, it was an excellent event. We hope this recording could eventually be commercialized; it certainly would be useful to the next generations of cellists to have access to this referential performance.

To see this concert, go HERE.

David Hetherington, violoncelle

présenté en ligne par New Music Concerts, pré-enregistré à Koerner Hall, Toronto

Taylor Brook : Song pour violoncelle solo (2012)

Kaija Saariaho : Petals pour violoncelle et électroniques (1988)

Helmut Lachenmann : Pression pour violoncelle solo (2012)

Sofia Gubaidulina : Ten Preludes pour violoncelle solo (1974)

Elliott Carter : Figment 1 pour violoncelle seul (1994)

Thomas Demanga : EFEU pour violoncelle solo (2010)

Après quelques mois de prestations en ligne, on commence enfin à voir poindre des projets réfléchis et bien réalisés qui apporte plus que ce que nous aurions eu si nous étions assis dans une salle de concert. New Music Concerts a préparé deux concerts qui ont été pré-enregistrés au Koerner Hall à Toronto et un troisième est en préparation dans une autre salle. Hier on mettait en ligne un récital solo du violoncelliste David Hetherington dans un programme de chefs-d’œuvre de la deuxième moitié du XXème et du début du XXIème siècle. De grands compositeurs reconnus partout sur la planète figuraient au programme.

On admire en premier lieu la grande proximité que nous avons avec l’instrumentiste. On a l’impression de partager la scène avec lui. Il s’avère très utile de voir de très près, en gros plan, Hetherington jouer par exemple Pression de Helmut Lachenman. Ce compositeur est également violoncelliste et son travail consiste en partie à mettre par écrit les recherches sonores qu’il fait sur son instrument. On apprenait en pré-concert qu’il a semble-t-il trouver le moyen de mettre sur la partition tous les gestes inhabituels pour obtenir des interprètes exactement ce qu’il avait en tête au moment de composer. Pour nous public, il est fascinant de voir, comment l’artiste arrive à produire ces sons inattendus et mystérieux. Car Pression offre toute une palette sonore qui va du grognement fait avec l’archet au bruit de moteur en passant par des sons presque électro. Lachenman décrit d’ailleurs cette pièce comme une « musique concrète instrumentale ». D’une écriture effroyablement efficace, le violoncelliste en donne une performance hors norme qui pourra sans doute faire office de référence.

La musique de Kaija Saariaho est toujours séduisante. Presque pastorale, on y entend des oiseaux, les bruissements de la forêt, le frémissement d’un ruisseau. Tandis que la partition de Sofia Gubaidulina est de facture plus classique. Elle y explore diverses articulations –staccato, legato, pizzicato, etc.—et là encore, Hetherington excelle à rendre cette musique, qui pourrait paraître à première vue académique, très séduisante, alternant lyrisme et virtuosité. Le concert se terminait sur une œuvre de Thomas Demanga, EFEU, qui semble d’une extrême difficulté. Les doubles-cordes sont agrémentés de pizzicati, les glissandos, toujours en double-cordes qui montent et qui descendent, on croirait qu’il y a deux violoncellistes. Là encore, comme tout au long de ce difficile programme, l’interprète ébloui. Il semble traverser ce torrent de notes sans apparente difficulté.

On a donc pu entendre, avec une bonne prise de son, et voir de près, avec une caméra à l’affut, un très bel événement. On souhaite que cet enregistrement puisse éventuellement être commercialisé, il y a là beaucoup de musique qui pourra servir de référence aux futures générations de violoncellistes.

Pour voir ou revoir ce concert, c’est par ICI

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